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Marc Bergevin serait l'homme le plus critiqué du hockey présentement!

Des propos très durs à l'endroit du directeur général du Canadien...

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Dans sa chronique publiée dans le Journal de Montréal samedi, Michel Bergeron n'a pas été tendre à l'endroit de Marc Bergevin.

« En fait, de toute ma carrière, je ne crois pas avoir été témoin de critiques aussi virulentes à l’endroit d’un homme de hockey. Dieu sait que j’en ai vu des choses depuis que j’ai commencé ma carrière avec les Draveurs de Trois-Rivières en 1974. Quand Bergevin a mentionné lors de son bilan de mi-saison qu’il avait la "couenne dure", il faut le croire. En ce moment, le dg du Canadien doit se sentir bien seul. Il ne semble bénéficier de l’appui de personne. »

Depuis qu'il s'est adressé aux médias dimanche dernier afin de dresser son bilan de mi-saison, le nom de Marc Bergevin était sur toutes les lèvres. Ils sont nombreux à le critiquer à Montréal en raison du mauvais rendement de l'équipe cette saison et selon Bergeron, Bergevin pourrait définitivement quitter l'équipe dans un avenir rapproché.

« Je ne sais pas ce que Geoff Molson en pense, mais il est évident que le poste de Bergevin est en jeu. Il faudra une bombe, un réel coup d’éclat de sa part s’il désire conserver son emploi. Quand je dis que je n’ai jamais vu un homme de hockey être aussi critiqué, je ne blague pas.»

Par bombe, l'ancien entraîneur des Nordiques de Québec ne fait pas allusion à un échange de moindre envergure. Il cite en exemple Tomas Plekanec, mentionnant que de se débarrasser d'un joueur comme lui n'aurait pas l'impact désiré sur une équipe en déroute comme celle du Canadien. Il faudrait bouger de façon plus significative, selon lui. Il ajoute que la hiérarchie floue au sein de l'état-major du Tricolore n'aide en rien à développer un sentiment de confiance entre le club et les partisans.

« Si les résultats sur la glace ne sont pas convaincants, le travail au deuxième étage l’est encore moins. L’organigramme n’est pas clair. Il est anormal de ne pas être en mesure de savoir avec exactitude qui est le dépisteur chef de l’équipe. Est-ce Trevor Timmins ou Shane Churla ? Personne ne le sait réellement. »

Bref, Bergeron critique la transparence de l'organisation, ce qui rappelle étrangement l'ère Gainey / Gauthier à Montréal, une époque caractérisée par la culture du secret et les performances décevantes d'une équipe sans âme. Bergevin est-il en train de replonger l'équipe dans la même tourmente que ses prédécesseurs ou sommes-nous sur la bonne voie, comme s'entête à le prétendre l'actuel DG du CH?